Un film de Spencer Cathcart – Janvier 2015
La vidéo est disponible en bas de cette page.

Transcription française de la vidéo

En ce moment, vous pourriez être n’importe où, en train de faire n’importe quoi. Au lieu d’être assis seul devant un écran. Alors, qu’est-ce qui nous empêche de faire ce que nous voulons vraiment? Tous les jours nous nous réveillons dans la même pièce et suivons les mêmes routines, pour vivre la même journée qu’hier.

Pourtant, il fût un temps où chaque jour était une nouvelle aventure. Quelque chose à changé. Avant, nos journée se vivaient plus librement, aujourd’hui elles sont planifiées. Est-ce cela que veut dire grandir, vieillir? D’être libre? Mais sommes-nous réellement libres?

Nourriture, eau, terre Les éléments essentiels à notre survie sont la propriété d’entreprises. Il n’y a pas de nourriture pour nous dans les arbres, pas d’eau potable dans les sources, pas de terre pour construire une maison. Si vous essayez de prendre ce que la Terre vous donne, vous serez arrêté.

Donc nous obéissons aux règles. Nous découvrons le monde au travers de manuels. Pendant des années nous avons été assis à avaler ce qu’on nous disait. Testés et gradués comme des sujets de laboratoire. Élevés non pas pour faire une différence dans le monde, élevés pour ne pas être différents. Assez éduqués pour faire notre travail, pas pour savoir pourquoi nous le faisons. Donc nous travaillons et travaillons, en n’ayant pas le temps de vivre la vie pour laquelle nous travaillons.

Jusqu’au jour où nous sommes trop vieux pour faire notre travail. Et à ce moment, il ne reste plus qu’à mourir. Nos enfants prennent alors notre place dans le jeu. Pour nous, nous sommes uniques, mais ensemble nous ne sommes rien d’autre qu’un carburant. Le carburant qui donne le pouvoir à une élite. L’élite qui se cache derrière les logos des entreprises. C’est leur monde. Et leur ressource la plus importante n’est pas dans le sol. C’est nous.

Nous construisons leurs villes, nous faisons fonctionner leurs machines, nous nous battons dans leurs guerres. Après tout, l’argent n’est pas ce qui les motive. C’est le pouvoir. L’argent est simplement l’outil qu’ils utilisent pour nous contrôler. Un morceau de papier sur lequel on dépend pour se nourrir, se déplacer et se divertir. Ils nous donne de l’argent et en retour nous leur donnons le monde.

Où il y avait des arbres qui purifiaient l’air il y a maintenant des usines qui l’empoisonne. Où il y avait de l’eau à boire, il y a maintenant des déchets toxiques puants. Où il y avait des animaux libres de leur mouvement, il y a des usines agricoles où on les fait naître et mourir sans fin pour notre satisfaction. Plus d’un milliard d’humains sont affamés tandis que nous pourrions avoir suffisamment de nourriture pour tout le monde. Où est-ce que tout ça s’en va?

70% des céréales est donné pour engraisser les animaux que nous mangeons. Pourquoi aider la famine? Vous ne pouvez pas profiter d’eux. Nous sommes un fléau balayant la Terre, détruisant l’environnement qui nous permet de vivre. Nous voyons tout comme quelque chose à vendre, un objet à posséder. Mais qu’arrivera-t-il quand nous aurons pollué la dernière rivière? Empoisonné la dernière bouffée d’air? Quand il n’y aura plus de pétrole pour le camion qui nous livre la nourriture? Quand nous aurons réalisé que l’argent ne peux pas être mangé, qu’il n’a pas de valeur?

Nous ne détruisons pas la planète. Nous détruisons toute la vie dessus. Tous les ans, des milliers d’espèces vivantes s’éteignent. Et le temps nous entraine vers notre propre extinction. Si vous vivez en Amérique, il y a 41% de chance que vous aurez un cancer. Les maladies cardiaques tuent un américain sur trois. Nous nous gavons de médicaments pour traiter ces problèmes mais ces même soins médicaux représentent la 3e cause de mort derrière le cancer et les maladies cardiaques.

Nous nous faisons dire que tous les problèmes peuvent être résolus en donnant de l’argent aux scientifiques pour qu’ils découvrent de nouveaux médicaments. Mais les compagnies pharmaceutiques et les sociétés contre le cancer dépendent de notre souffrance pour faire du profit. Nous pensons que nous courrons pour aider la recherche à trouver un remède, mais en fait nous fuyons la cause. Notre corps est le produit de ce que nous consommons et la nourriture que nous mangeons qui est produite dans l’unique but de générer des profits. Nous nous gavons de produits chimiques toxiques. La viande est infestée de médicaments et de maladies. Mais nous ne le voyons pas. Le petit groupe d’entreprises qui possèdent les médias ne le veulent pas. Nous submergeant de fiction qu’on nous dit être la réalité.

C’est drôle de penser qu’un jour les humains ont cru que la Terre était au centre de l’univers. Mais encore aujourd’hui, nous nous considérons comme le centre de la planète. Nous regardons notre technologie et disons que nous sommes les plus intelligents. Mais est-ce que construire des ordinateurs, des autos et des usines illustre bien notre intelligence? Ou est-ce que cela démontre plutôt comment nous sommes devenus paresseux.

Nous portons le masque des gens «civilisés». Mais quand nous l’enlevons que sommes-nous? Nous oublions rapidement que c’est seulement dans les derniers cent ans que nous avons permis le droit de vote au femmes et permis aux noirs de vivre comme des égaux. Nous agissons comme si nous étions des êtres qui savent tout mais il y a bien plus d’échec et d’inconnus que le contraire. Nous marchons dans la rue en ignorant les petites choses. Les yeux qui fixent. Les histoires qu’ils partagent. Considérant tout comme un décor pour le «Moi».

Peut-être nous craignons de ne pas être seul. De faire parti d’un bien plus gros tableau. Mais nous échouons à créer des liens. Nous sommes d’accord à tuer des cochons, vaches, poules, étrangers de pays étrangers. Mais pas nos voisins, notre chien, notre chat, ceux que nous avons appris à aimer et comprendre. Nous considérons stupides les autres créatures pourtant nous les prenons aussi en exemple pour justifier notre action.

Mais est-ce que tuer seulement car nous le pouvons, parce que nous l’avons toujours fait rend cela bien? Ou est-ce que cela démontre plutôt que nous n’avons pas beaucoup appris. Que nous continuons à agir avec une agression primaire plutôt que de penser avec compassion.

Un jour, cette sensation que nous appelons la vie nous quittera. Notre corps pourrira et nos objets de valeur ne seront que des souvenirs. Les conséquences des actions que nous avons prises hier resteront. La mort nous entoure constamment, mais elle reste si distante dans notre vie de tous les jours. Nous vivons dans un monde sur le point de s’écrouler.

Les guerres de demain n’auront aucun gagnant. La violence ne sera jamais la réponse; elle détruira toute forme de solution. Si nous regardons tous nos désirs profonds, nous verrons que nos rêves ne sont pas si différents. Nous partageons un but commun. Le bonheur.

Nous taillons en pièces le monde à la recherche de la joie, sans jamais regarder au fond de nous. Les humains les plus heureux sont ceux qui possèdent le moins. Mais sommes-nous vraiment heureux avec nos iPhones, nos grosses maisons, nos voitures de luxe? Nous devenons déconnectés. Idéalisant des gens que nous n’avons jamais rencontrés. Nous voyons l’extraordinaire sur nos écrans mais l’ordinaire partout ailleurs. Nous attendons que quelqu’un amène le changement sans jamais penser à nous changer nous-même.

Les élections pourraient être comme de jouer à pile ou face. Ce sont deux cotés d’une même médaille. Nous choisissons la face que nous voulons et l’illusion d’un choix, d’un changement. Mais le monde reste le même. Nous ne réalisons pas que les politiciens ne nous servent pas, ils servent ceux qui ont financé leur pouvoir. Nous avons besoin de leaders, pas de politiciens. Mais dans ce monde de suiveurs, nous avons oublié de nous diriger nous-même.

Arrêtez d’attendre le changement et soyez le changement que vous voulez. Nous ne sommes pas arrivés à ce point en restant assis sur notre derrière. L’humanité n’a pas survécu grace à notre rapidité ou notre force mais en raison du fait que nous avons su travailler ensemble. Nous avons maîtrisé l’art de tuer. Maintenant, maîtrisons la joie de vivre.

Il n’est pas question de sauver la planète. La planète restera là, que nous y soyons ou non. La Terre est là depuis des milliards d’années, nous seront chanceux si nous durons plus de quatre-vingt ans. Nous sommes une fraction de seconde dans le temps de la Terre, mais notre impact est éternel.

J’ai souvent rêvé que je vivais avant l’arrivée des ordinateurs, quand nous n’avions pas d’écrans pour nous distraire. Puis j’ai réalisé qu’il y avait une raison pourquoi aujourd’hui était l’époque où je voulais vraiment vivre. Parce que maintenant nous avons une opportunité que nous n’avons jamais eu avant. L’internet nous donne le pouvoir de partager un message et d’unir des millions d’humains tout autour du monde. Pendant qu’il est encore temps, nous devons utiliser nos écrans pour nous rassembler, plutôt que de nous isoler. Pour le meilleur et pour le pire, notre génération déterminera le futur de la vie sur cette planète.

Nous pouvons continuer de servir ce système de destruction jusqu’à ce que plus rien ne reste de notre existence. Ou nous pouvons nous réveiller. Réaliser que nous n’évoluons pas dans le bon sens Nous n’avons que des écrans devant les yeux donc nous ne savons pas où nous allons. Ce moment présent est ce vers quoi chaque pas, chaque respiration et chaque mort nous ont menés.

Nous sommes le visage de tout ceux qui sont venus avant nous. Et maintenant c’est notre tour. Nous pouvons choisir de créer notre propre chemin ou suivre la route que d’innombrables autres ont déjà pris. La vie n’est pas un film. Le scénario n’est pas déjà écrit. Où sont les auteurs?
C’est votre histoire.
Leurs histoires.

Notre histoire.

 

The lie we live in

Vidéo en anglais. Vous pouvez activer les sous-titres en français (40 langues disponibles) en cliquant sur l’icône des paramètres (la roue dentée), en bas à droite de la vidéo.

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