« Il existe beaucoup de choses dont un homme avisé voudrait peut-être rester ignorant »
– Ralph Waldo

Premièrement, entendons-nous sur la notion du terme « les informations ». Je fais référence ici aux nouvelles provenant des médias traditionnels, aux reportages sur des histoires qui ont une prédominance à nous fendre le cœur ou à nous choquer : faillites, chômage, catastrophes naturelles, crimes, scandales publiques, vie dépravées des célébrités, etc. Ce sont ce genre de nouvelles que nous devrions arrêter de regarder, lire ou écouter.
« Et pourquoi donc ? » me direz-vous… Et bien, lisez donc la suite…

Les « informations » sont déprimantes

Beaucoup de nouveaux médias, je vous l’accorde, essaient de temps en temps de nous jeter en pâture quelques jolies histoires, contenant un apport positif. Mais si nous observons le ratio entre nouvelles positives et négatives, il est aisé de constater que, pour la majorité d’entre elles, il se situe aux environs de 1:9. Ce qui signifie que, chaque fois que vous regardez les nouvelles, vous injecter dans votre conscience une quantité phénoménale de pensées négatives qui infecte votre cerveau.

Nos esprits sont chargés de pensée prédominantes et, selon mes croyances, ces pensées « aimantent », attirent à nous les forces, les gens, les circonstances de la vie, qui résonnent avec la nature même de nos pensées. En d’autres termes, les pensées prédominantes qui résident dans notre esprit affectent directement notre réalité. En regard de cette affirmation, je crois nécessaire de cesser de nous soumettre  à toute cette négativité provenant des médias traditionnels.

Les « Informations » sont une pauvre représentation de la réalité

Vous pourriez rétorquer à propos de ce qui précède que : en se privant des nouvelles, on ignore les « vrais » problèmes, on se coupe des réalités de ce monde, on se trompe soi-même en voulant croire que « tout le monde est beau et gentil » et que tout ceci n’est simplement pas réaliste…

Dans une certaine mesure, je ne vous donnerais pas tort. Oui, on peut prétendre qu’en agissant ainsi on se nourrit d’illusions. Mais la question que je pose ici est : est-ce vraiment plus illusoire que pour ceux qui se nourrissent de ce genre d’informations ? J’argumenterais en disant que le point de vue de ces nouvelles est biaisé. Il est formaté pour nous conduire à croire que le monde est violent et sans cœur. Toutes ces mauvaises nouvelles font naître en nous une peur viscérale et nous font perdre confiance. Beaucoup de retraités, par exemple, utilisent les nouvelles pour « se tenir au courant » de la réalité du monde. Ils apprennent crimes, viols, tromperies, scandales, assauts militaires, etc. Conséquence directe : ils ont peur de sortir de chez eux et pensent que les jeunes sont des êtres « dangereux ». La consommation excessive des « informations » peut conduire à une mentalité de victime, à la croyance que le danger nous guette partout, que chaque « étranger » est un détrousseur potentiel ou un violeur en puissance, plutôt qu’un ami potentiel. Ce monde là ne me donne pas envie de vivre.

Entendons-nous. Je ne vous exhorte pas à détournez les yeux chaque fois que vous voyez des nouvelles sur un écran de télévision ou que vous devriez reculer comme un vampire au soleil, devant tous les journaux ou autres médias. Non, aucune extrême ne conduit à l’équilibre. Ce que je suggère ici, c’est d’arrêter ce flux de pensées négatives qui imprègne nos vies et de le faire en pleine conscience.

Presque tout, dans les « informations », se trouve hors de notre cercle d’influence

Il est impératif d’apprendre à ignorer ou rediriger toute information qui est hors de propos, sans importance ou pour laquelle on ne peut pas agir. En y réfléchissant de plus près, on constate que la plupart des nouvelles le sont… La quasi-totalité des problèmes signalés à la télévision ou dans les journaux se trouvent hors de portées de notre cercle d’influence. En tant que tel, nous ne pouvons pas contribuer à leur résolution. C’est donc une perte de temps et d’énergie phénoménale de s’inquiéter à leur propos. Il serait nettement plus approprié d’utiliser tout ce temps et cette énergie à résoudre nos problèmes personnels, dans notre propre vie et notre propre cercle d’influence.

En y regardant de plus près, on constate que de regarder les nouvelles télévisées ou que de lire les journaux, ne nous aide en aucun cas à atteindre nos objectifs personnels. On peut même affirmer que cela nous en éloigne. Je pense donc qu’il est préférable d’enterrer définitivement cette mauvaise habitude.

Nous n’avons pas besoin de rester informé

La réponse la plus commune que l’on pourrait attendre en réaction à l’argumentation de ce présent article serait que « lire les nouvelles nous permet de rester informés et de tout savoir sur ce qui se passe dans le monde ».

Premièrement, je ne crois pas qu’il soit possible de tout savoir sur ce qui se passe réellement dans le monde. En second lieu, je ne suis pas sûr que quelqu’un soit réellement capable d’absorber autant d’informations négatives sans que sa vie n’en soit directement affectée. Ce n’est pas mon propos, mais, pour l’expérience, acceptons l’idée potentielle de rester ignorant, de ne pas s’informer et de ne pas suivre les nouvelles.
Admettons que nous avons réussi à ne pas regarder la télévision, ni lu les journaux, ni écouter les « informations » à la radio durant une année entière. Que se passerait-il ? Quelle serait la pire chose qui pourrait nous arriver, si nous avions pu éviter ce flux d’informations ? Nous n’aurions pas entendu parler des catastrophes aériennes, du Tsunami qui a ravagé tout un pays ou de la guerre qui a tué tant de civils…

Même si vous faisiez de votre mieux pour rester informé avec toutes les dernières actualités, vous seriez de toute manière bien loin de tout savoir. Il se passe tellement de choses dans le monde et il coule tellement d’encre à leur sujet, que tout ce que vous pouvez espérer est d’en connaître une infime portion.

Henri Ford le savait bien. Durant la première guerre mondiale, il a poursuivi en justice le Chicago Newspaper pour l’avoir traité de « pacifiste ignorant ». En tant que partie de la défense, l’avocat du journal en question a voulu prouver son ignorance en lui posant des questions d’ordre général. Ford a admis qu’il ne pouvait pas répondre à la plupart d’entre elles, mais a fait remarquer qu’il avait le moyen, au simple toucher d’un bouton, de pouvoir questionner ses conseiller pour le renseigner sur toute connaissance qu’il désirait obtenir. Dans ces conditions, pourquoi devrait-il surcharger son esprit avec ce genre d’informations ? N’est-ce pas un argument pertinent ?…

Vous pouvez au besoin rattraper votre retard

De nos jours, fort heureusement, obtenir une information ne nécessite pas d’être riche, ni connecté comme Henri Ford l’était. Il existe un média appelé Internet qui nivelle le terrain de jeu (merci Google). Au lieu de laisser toutes sortes d’informations non filtrées et non pertinentes   consumer votre mémoire, vous pouvez chercher des information spécifiques qui sont réellement en lien avec votre situation. Entrez, trouvez ce que vous chercher et sortez.

« Une personne instruite n’est pas nécessairement celle qui possède une connaissance générale phénoménale ou un savoir spécialisé… Toute personne peut être appelée « instruite » du moment qu’elle connaît le moyen de s’informer – au moment où cela est nécessaire – et qu’elle est capable d’organiser la connaissance obtenue en un plan d’action défini. »
– Napoléon Hill dans « Think and Grow rich »

Une autre manière de trouver rapidement une information est d’utiliser son téléphone, qui vous permet de converser avec les personnes dont vous savez qu’elles maîtrisent bien mieux que vous le sujet qui vous intéresse. Posez leur les questions qui occupent votre esprit, vous obtiendrez des réponses pertinentes, précises et, souvent, bien plus positives…

Alors?…

Maintenant que vous comprenez mieux mon propos sur la sottise de nourrir sa conscience avec les « informations », j’espère que votre plan d’action va prévoir de réduire ce flux de nouvelles. Essayez, pour voir, même une seule semaine. Vous pourrez toujours retourner à votre ancienne manière de faire si l’expérience vous déplaît. Je vous demande juste, si vous tentez l’expérience, d’observer combien votre conscience s’apaise et combien de temps libre vous aurez gagné.


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